Baptistères et cuves baptismales
L’administration des
sacrements a évolué au cours de la
période médiévale. Dans les premiers
temps chrétiens, seuls les évêques
avaient le pouvoir de conférer le
baptême. Par la suite, durant le haut
Moyen Age, la multiplication des
paroisses est allée de pair avec
l’attribution des fonctions baptismales
aux nouveaux lieux de culte. Parmi les
divers sacrements, le baptême était sans
doute celui auquel la population
accordait alors le plus d’importance. Il
marquait en effet l’entrée dans la vie
chrétienne, par des gestes rituels
auxquels la religion populaire de ce
temps, peu intériorisée et tournée vers
la pratique, était très sensible.
L’archéologie et
l’architecture témoignent de l’évolution
du rite baptismal. Dans l’Antiquité
tardive et au début du Moyen Age, le
baptême était donné par immersion dans
la piscine d’un édifice indépendant de
l’église,
le baptistère. Par la suite,
aux VIIIe-IXe siècles, la généralisation
du baptême des enfants a conduit à
l’adoption du rite par infusion. Dès
lors,
les cuves baptismales ont remplacé
les piscines et la cérémonie s’est
déplacée dans l’église, ce qui a conduit
à l’abandon progressif des baptistères.
Ceux-ci sont donc très rares, et presque
toujours préromans (Le Puy-en-Velay, Mélas en Vivarais). Les cuves
baptismales d’époque romane sont en
revanche assez fréquentes et parfois
ornées d’un décor sculpté (Bains en
Haute-Loire,
Mauriac dans le Cantal).
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